Hymne au printemps 2011

Le rédempteur était annoncé et ils l’ont honoré. Mais il avait triché pour avoir la fève, pour chausser la couronne. Ils ont tiré le Roi et il est déchu. L’Epiphanie c’est fini, ni, ni.

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Mais voici qu’il s’apprête, bondissant et rebondissant au rythme du Carnaval tout proche. Masques de papier mâché affichent les sourires et grimaces de circonstance. Faux visages, faux culs et mascarades ignorent le Carême. Pour Arlequin et Polichinelle qui avancent masqués, c’est l’ultime temps des réjouissances, de la fête grossière. La gueule de bois sonne la fin des festivités et pour Carnaval, pour la tombée des masques, la fin c’est l’actus fidei, le bûcher, le jour des Cendres où l’on brûle les personnages grotesques.

Que l’on vous pardonne, "Convertissez-vous et croyez en la bonne nouvelle".

Et la bonne nouvelle, c’est l’apostasie des rigueurs de l’hiver et la renaissance du Printemps ; Printemps des Tulipes, des Roses, des Œillets et du Jasmin. C’est le parfum des Lavandes de mer, des cotonniers en fleur, du varech et des immortelles. C’est la brise sur le sable chaud et le ressac de la marée. C’est la gouaille de la mouette qui rit et danse la carmagnole, Libre.

Le Cayok, février 2011.

Association des concessionnaires, locataires, occupants et usagers de l’Île aux oiseaux pour la défense du paysage naturel et bâti

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